La majorité municipale a décidé de céder le fonds de commerce du camping plutôt que de le garder en Délégation de Service Public, mode de gestion qui n’a jamais posé de problème au budget communal et qui permettait à la commune d’avoir un droit de regard sur ce qui se faisait.

Cette vente rondement menée, nous interpelle, explications :


1/ L’estimation de France Domaine 380 000€ HT - Il ne se crée pratiquement plus de terrain de camping actuellement. Ces biens deviennent rares, donc chers (principe de l’offre et la demande). Nous sommes dans une sorte de numerus clausus naturel qui donnera de plus en plus de valeur aux terrains de camping existants, et dans une région propice au tourisme vert, au pied de la Côte de Beaune et à deux pas des Thermes de Santenay. Les chiffres d’affaires du camping 2018 et 2019 sont d’environ 248 000 € HT (hors restauration – pour 6 mois d’ouverture).


D’après nos recherches et renseignements pris auprès des professionnels du secteur, la valeur du FDC pour un camping se situe, entre 2 et 3 fois le CA des hébergements et emplacements, donc la valeur à minima devrait être de 500 000 €.


Prix de vente proposé et voté par la majorité lors du Conseil Municipal du 15.12.2021 : 330 000 € HT.


2/ 100 000 € d’investissement en 2021 dans de nouveaux hébergements touristiques financés par emprunt et restant à la charge de la commune.


3/ L’appel d’offre : mis en ligne un mois seulement (c’est peu pour un tel investissement avec projets de développement à fournir + accord bancaire), du 16/10/21 au 19/11/2021 date de clôture pour le dépôt de dossier, par un Cabinet Parisien et uniquement sur son site alors qu’habituellement les appels d’offres de ce type sont principalement publiés sur l’Officiel des Terrains de Campings et Décisions, les deux journaux professionnels les plus importants.


4/ L’aménagement du loyer sur 6 ans : La valeur locative annuelle, cependant estimée par France Domaine à 28 550€ HT, est abaissée à 18 000 € HT pour les 3 prochaines années et à 24 000 € HT pour les 3 suivantes.

 

En résumé nous avons :


-Un prix de vente du fonds de commerce de 330 000 € HT inférieur à l’estimation de France Domaine

 380 000 € HT (- 13.15 %) et à l’estimation des professionnels du secteur (500 000 € HT).


- Un aménagement conséquent des loyers par rapport à l’avis de France Domaine (28 550 € HT), soit un manque à gagner pour la commune de 45 300 € HT sur 6 ans alors que les 100 000 € d’investissements dans de nouveaux hébergements touristiques en 2021 restent à la charge de la commune.


Nous comprenons que le fait d’avoir une continuité avec les exploitants actuels ait un côté rassurant car le camping s’est bien développé durant leur gérance.


Toutefois nous pensons que la vente de ce fonds de commerce, n’a pas été négociée à sa juste valeur, ce qui est bien dommage pour les finances de notre commune. N’aurait-il pas été préférable de maintenir son exploitation en Délégation de Service Public dans ces conditions ?


par Romain Buffetrille 4 mars 2026
par Romain Buffetrille 4 mars 2026
par Romain Buffetrille 3 mars 2026
Mais une ville ne se réveille pas avec des slogans. Les atouts de Chagny — la gare, le canal, sa situation géographique — existaient bien avant ce mandat. Les rappeler ne suffit pas à fabriquer un bilan. Six parcs rénovés ? Très bien. Mais pendant ce temps, les commerces peinent. Faute d’attractivité et de clients, ils ferment de plus en plus tôt. Le samedi après-midi, le centre-ville est désert. Et dans le même temps… on augmente la CFE. Sans doute pour « aider » le commerce ? La communauté d’agglomération a relevé la base de calcul. Un tableau clair a été présenté. La majorité a voté en parfaite connaissance de cause cette augmentation de 200 à 300 %. La CFE, ce n’est pas un détail technique. C’est une charge supplémentaire pour nos commerçants, nos artisans, nos PME. On ne peut pas prétendre dynamiser le centre-ville tout en alourdissant la fiscalité de ceux qui le font vivre On nous annonce maintenant un éco-quartier. Très bien. Mais : Quel coût ? Quel financement ? Quelle priorité réelle alors que l’existant souffre déjà ? À force de communication, on oublie une chose simple : Gérer, c’est choisir. Et le choix qui a été fait, c’est d’augmenter les impôts des entreprises. Quant au soi-disant désendettement de la commune… permettez-nous d’en sourire. Très prochainement, nous rétablirons les faits et partagerons les chiffres qui éclairent réellement la situation. Nous défendons une autre ligne : moins d’effets d’annonce, plus de cohérence. Moins de pression fiscale, plus d’activité. Parce qu’une ville ne se développe pas en taxant ses forces vives. Le problème, ce n’est pas l’image de la ville. C’est sa gestion.
par Romain Buffetrille 2 mars 2026
par Romain Buffetrille 28 février 2026
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