
Chagnotines, Chagnotins,
Nous devons aujourd’hui faire preuve de prudence dans la gestion des finances publiques, surtout dans un contexte économique tendu.
Il faut avoir des projets d’investissements qui génèrent des recettes pour la commune, ne plus compter uniquement sur les impôts fonciers, qu’il faudra a minima maintenir aux mêmes taux, à défaut de pouvoir les baisser, ni sur les dotations de l’état et les subventions qui ne seront plus du même niveau que ces dernières années. Aucun projet en ce sens n’a été proposé.
Nous ne discutons pas la requalification de la rue Docteur Arnaud et le réaménagement des abords du pôle santé qui est effectivement nécessaire compte tenu de son développement.
En revanche, le montant des travaux envisagés concernant la rénovation de la mairie uniquement pour la première phase, qui plus est dans un ordre de priorité discutable, nous paraissent disproportionnés à l’échelle de notre commune.
Nous constatons encore une fois des frais d’études élevés, alors même que la commune dispose de plusieurs ingénieurs au service grands travaux (à priori capables de réfléchir aux options et d’assurer un pilotage interne efficace), des postes de charges qui pourraient être davantage maîtriser, une masse salariale toujours aussi importante malgré le choix d’externaliser certains travaux, qui ne sont pas ceux qui sont le plus économiquement appropriés à notre sens.
Et enfin, si les travaux de rénovation de la mairie sont réalisés avec le même niveau d’exigence que ceux du bar L’Essai, et avec le même dépassement de budget initial que celui des stades, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter pour l’avenir de nos finances, d’autant plus que les réserves laissées par la mandature précédente ne seront qu’un lointain souvenir, et de ce fait ne seront plus disponibles pour pallier les imprévus.
Ce sont pour ces raisons que nous avons voté contre ce budget.

Mais une ville ne se réveille pas avec des slogans. Les atouts de Chagny — la gare, le canal, sa situation géographique — existaient bien avant ce mandat. Les rappeler ne suffit pas à fabriquer un bilan. Six parcs rénovés ? Très bien. Mais pendant ce temps, les commerces peinent. Faute d’attractivité et de clients, ils ferment de plus en plus tôt. Le samedi après-midi, le centre-ville est désert. Et dans le même temps… on augmente la CFE. Sans doute pour « aider » le commerce ? La communauté d’agglomération a relevé la base de calcul. Un tableau clair a été présenté. La majorité a voté en parfaite connaissance de cause cette augmentation de 200 à 300 %. La CFE, ce n’est pas un détail technique. C’est une charge supplémentaire pour nos commerçants, nos artisans, nos PME. On ne peut pas prétendre dynamiser le centre-ville tout en alourdissant la fiscalité de ceux qui le font vivre On nous annonce maintenant un éco-quartier. Très bien. Mais : Quel coût ? Quel financement ? Quelle priorité réelle alors que l’existant souffre déjà ? À force de communication, on oublie une chose simple : Gérer, c’est choisir. Et le choix qui a été fait, c’est d’augmenter les impôts des entreprises. Quant au soi-disant désendettement de la commune… permettez-nous d’en sourire. Très prochainement, nous rétablirons les faits et partagerons les chiffres qui éclairent réellement la situation. Nous défendons une autre ligne : moins d’effets d’annonce, plus de cohérence. Moins de pression fiscale, plus d’activité. Parce qu’une ville ne se développe pas en taxant ses forces vives. Le problème, ce n’est pas l’image de la ville. C’est sa gestion.









